31 mayo 2013

Maurice Pialat - Sous le soleil de Satan (1987)

Under the Sun of Satan
Bajo el sol de Satán
Francés | Subs: Castellano/English
90m | XviD 720x384 (16:9) | 1935 kb/s | 384 kb/s mp3 | 25.0 fps 
1.47Gb + 3% rec.
http://www.imdb.com/title/tt0094011/


Donissan is a very zealous rural priest. The dean Menou-Segrais tries to keep him reasonable. But Donissan will be tempted by Satan, then will try to save the soul of Mouchette, a young girl who killed one of her lovers.
Donissan es un cura rural muy celoso de su tarea. El deán Menou-Segrais intenta hacer que atienda razones, pero Donissan será tentado por Satanás, y luego tratará de salvar el alma de Mouchette, la joven que mató a su amante.
La jeune Mouchette, 16 ans, tue son amant. Tout le monde pense que le défunt s’est suicidé. Mais l’adolescente ressent le besoin de confier son crime à l’abbé Donissan, le vicaire du village. Une relation étrange, malsaine et fallacieuse se noue entre eux.



En adaptant de manière très libre le roman éponyme de Georges Bernanos, Maurice Pialat s’émancipe aisément de la mécanique romanesque, et naturelle, de l’œuvre d’origine. Beaucoup de détails, notamment sur les histoires personnelles des protagonistes, sont en effet retirés dans le but de placer la spiritualité, voire la métaphysique, au centre du récit. 

Bruno Rit, Avoir-alire.com


Positioned somewhere between Bresson’s immortal Journal d’un curé de campagne and Dieterle’s The Devil and Daniel Webster, Maurice Pialat’s staggering Sous le soleil de Satan addresses the torrent of spiritual and intellectual turmoil unloosed among the denizens of a little country parish. It is a film by turns calm and violent, buoyant upon the tears of mercy and gurgling with the blood of the Lamb.
Masters of Cinema


Sous le soleil de Satan est le film le plus complexe de Pialat. Non pas tant parce qu’il adapte le célèbre roman de Bernanos, mais parce qu’en se frottant aux écrits de ce fou de Dieu, lui l’athée, l’incroyant, se place face à ses propres contradictions. Pialat a déjà parlé de la foi et des rites religieux dans deux courts métrages ("Isabelle aux Dombes" en 1951 et "Congrès eucharistique diocésain" en 1953), mais jamais il n’avait réalisé une œuvre aussi portée sur le mysticisme. Cinéaste trop souvent relayé au rayon des réalistes, il prouve s’il en était besoin qu’il sait comme personne filmer l’indicible, l’intangible, ce qui remue les êtres au plus profond de leur corps et de leur cœur. Pialat filme Donissan se battant contre des forces souterraines, invisibles. Il filme ses tourments, sa fièvre intérieure, et se demande s’il faut être fou pour pouvoir croire. Un film intériorisé, un film sur l’âme, mais Pialat étant Pialat, la dimension physique ne peut qu’être inextricablement liée à la dimension spirituelle. Pialat filme des paysages de plombs, torturés, comme soumis au souffle mauvais du Diable. Il filme des aubes humides, la nuit qui étouffe les formes, la lumière du jour qui pointe et qui ne délimite pas complètement les contours des hommes et des lieux. Il filme des visages d’une pâleur extrême qui peinent à percer les ténèbres. Ambiance entre chien et loup, contre-jours, jeu sur les ombres et les lumières crépusculaires, jeu sur les contrastes... une mise en image qui concrétise ce qui agite intérieurement Donissan. Il est surprenant de voir que trois chefs opérateurs se sont succédé (Luciano Tovoli, Jacques Loiseleux et Willy Kurant) et que Pialat ait pu conserver une unité parfaite à son film.
Maurice Pialat l’a longtemps porté ce film, l’a mûri, l’a réfléchi. Il lui ressemble, dans sa radicalité, sa puissance et pourtant il semble être réalisé par un autre lui-même. Un Pialat obsédé par le mal, mystique, qui traque l’absence ou la présence de Dieu, les secrets des hommes. Pialat a énormément souffert au tournage, encore plus que d’habitude. Il est épuisé, chaque jour au bord de claquer la porte. « Si on fait un grand film ou un bon film en tournant comme cela, alors c’est complètement injuste puisque ce que je fous tous les jours c’est une honte, c’est dégueulasse, on peut pas tourner aussi mal ! », aveu sincère mais que l’on ne peut que rejeter devant l’ampleur et la perfection de ce qui nous est offert. Ne serait-ce que pour la façon dont Pialat a dirigé Depardieu, jamais aussi parfait que devant sa caméra. L’acteur est en retrait, tout en fragilité et chuchotements. Il joue à la fois sur la lourdeur de son corps et sur sa grâce, deux états qui le traversent, le déchirent et que l’acteur incarne de façon magistrale. Palme d’or à Cannes, on se souvient des huées qui accompagnèrent Pialat lors de sa montée des marches et de son bras d’honneur envoyé à l’assistance. « Vous ne m’aimez pas ? Je ne vous aime pas non plus. » Sous le soleil de Satan est un film pesant, de cette pesanteur écrasante qui colle les hommes à la terre alors qu’ils espèrent s’élever. C’est un film violent qui parle de façon terrestre, toujours à partir des corps, de lutte intérieure, de douleur existentielle. Sous le soleil de Satan est une œuvre magnifique qui se frotte sans peur à des thèmes aussi imposants que l’existence, la mystique, la foi, et qui se déploie avec l’évidence des plus grands chefs-d’œuvre. Un film porté par la grâce.



Sous le soleil de Satan es el film más complejo de Pialat. No tanto por ser adaptación de la célebre novela de Bernanos, sino porque codeándose con los relatos de ese loco de Dios, él, el ateo, el descreído, se planta ante sus propias contradicciones. Pialat ya había abordado la fe y los ritos religiosos en dos cortos ("Isabelle aux Dombes" en 1951 y "Congrès eucharistique diocésain" en 1953), pero nunca había realizado una obra tan volcada al misticismo. Cineasta demasiado a menudo relegado a la sección de los realistas, Pialat nos prueba por si fuera necesario que sabe filmar lo indecible, lo intangible, lo que agita a cada ser en lo más profundo de su cuerpo y su corazón. Pialat filma a Donissan luchando contra fuerzas subterráneas, invisibles. Filma sus tormentos, su fiebre interior, y se pregunta si hay que estar loco para poder creer. Nos hallamos ante un film interiorizado, un film sobre el alma, pero desde que Pialat es Pialat, la dimensión física no podrá estar en modo alguno desligada de la dimensión espiritual. Pialat filma paisajes abrumadores, torturados, como sometidos al aliento maligno del Diablo. Filma húmedos amaneceres, la noche que sofoca las formas, la luz del día que señala pero no delimita completamente los contornos de hombres y lugares. Filma rostros de palidez extrema que a duras penas logran penetrar las tinieblas. Ambiente crepuscular, a contraluz, juego con las sombras y luces del caer la noche, juego con los contrastes... una puesta en imagen que concretiza eso que agita interiormente a Donissan. Sorprende descubrir que se alternaron durante el rodaje tres camarógrafos (Luciano Tovoli, Jacques Loiseleux y Willy Kurant), sin que la unidad perfecta de este film de Pialat se haya visto comprometida.
Este film acompañó mucho tiempo a Maurice Pialat, que lo vio madurar, que reflexionó sobre él. En su radicalidad, en su potencia, se le parece, y sin embargo se diría que ha sido realizado por un otro yo: un Pialat obsesionado por el mal, místico, espantado por la ausencia o la presencia de Dios, por los secretos de los hombres. Durante el rodaje, Pialat sufrió enormemente, más todavía que lo habitual. Se halla agotado, cada día siente llegado el momento de abandonarlo todo. "Si uno hace una gran película o una buena película rodando así, entonces es completamente injusto, porque lo que yo hago todos los días  es una vergüenza, es asqueroso, ¡no se puede filmar tan mal!", confesión sincera pero que sólo podemos rechazar tras advertir la amplitud y la perfección de lo que se nos ofrece. Aunque más no sea por la manera en que Pialat dirige a Depardieu, nunca tan perfecto como frente a su cámara. El actor está retraido, es todo fragilidad y balbuceos. Juega a la vez con la pesadez de su cuerpo y con su gracia, dos estados que lo atraviesan, lo desgarran, y que el actor encarna de manera magistral. Fue Palma de Oro en Cannes: recordamos los abucheos que acompañaron a Pialat al subir los escalones y su gesto injurioso lanzado a los asistentes. "¿No les gusto? ¡Ustedes tampoco me gustan a mí! "  
Sous le soleil de Satan es un film de grave pesadez, de esa pesadez aplastante que pega a los hombres a la tierra justo cuando más pensaban elevarse. Un film violento, que habla de manera terrestre, siempre a partir de los cuerpos, de lucha interior, de dolor existencial. Sous le soleil de Satan es una obra magnífica que se mete sin miedo con temas tan importantes como la existencia, la mística, la fe, y que se despliega con la evidencia de las obras maestras más grandes. Un film alcanzado por la gracia.




Me lo pasó un amigo para mejorar mi vieja copia: gracias a él, y al paseador original. 
Versión castellana revisada y arduamente resincronizada por un servidor.



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Maurice Pialat en Arsenevich

Sous le soleil de Satan (1987)

5 comentarios:

chicharro dijo...

Gracias, tribu. Esperaba con ganas ésta. Tengo ganas de contrastar eso que decía el comentario introductorio en the struggle de la influencia de griffith en Pialat. Y Bernanos siempre es interesante. Un abrazo!

Javier dijo...

Muchas gracias por tantas pelis.

El enlace a Police tiene demasiado código por delante, el enlace correcto es solo http://scalisto.blogspot.com.es/2009/12/maurice-pialat-police-1985.html

Sobra mucho delante de eso, que se ha colado al enlazar.

Gracias por todo
Javier

Griffe dijo...

Bonjour.

Je vous recommande "La Messa e finita" de Moretti qui est un meilleur film.

Cordialement,

G.

tribu dijo...

Que la disfruten.

Ahí arreglé el enlace, había quedado un resto diurno arsenevichiano pegado.

Krzysztof dijo...

¿Es posible que puedan publicar "La infancia desnuda"?